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Le corps, engagé dans le geste anthropologique du langage, parle-t-il dans le corpus théologique ?

JJ

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Jacques Julien

Résumé du colloque

Je travaillerai sur le "parler" comme geste anthropologique (Marcel Jousse, relu et critiqué par Henri Meschonnic) de façon à ouvrir ce qu'on met sous "langage". Il s'agit donc d'un parcours de lectures : 1) Jacques DERRIDA. "Comment ne pas parler : dénégations", Psyché : Inventions de l'autre, Paris, Galilée, 1987; 2) Jacques DERRIDA. Le monolinguisme de l'autre, Paris, Galilée, 1996; 3) M. CALLE-GRUBER. "Le fil de soie", L'animal autobiographique : autour de Jacques Derrida, sous la direction de M.-L. MALLET, Paris, Galilée, 1999; 4) M. C. TAYLOR. Hiding, Chicago, The University of Chicago Press, 1997; 5) C. E. WINQUIST. "Theological Text Production", Desiring Theology, Chicago, University of Chicago Press. Si l'on veut parler de Dieu, "il faut nécessairement parler de soi-même" (Derrida, 1987 : 37). Derechef : "En tout cas toute manière de parler de Dieu, si elle était possible, devrait être en même temps une manière de parler de nous. Il reste donc vrai qu'à la question de savoir comment il peut être possible de parler de Dieu il faut répondre : seulement en parlant de nous" (43). Le soi unifié : cette convention épistémologique : "intimior etc.". "The recording surfaces for the inscription of meaning must be interrogated", écrit Winquist, qui ajoute et précise : "Speaking, writing, gesturing, and fashion are differential. Paper, the body, cloth, and sounds are recording surfaces" (52). L'engagement langagier dont je parle, je pourrais le dire "langagement". Il s'y trouve donc agissante une dimension éthique. Ce sera sans doute, de mon point de vue "propre", le corps parlant du théologien (cf. les études masculines, en particulier : B. KRONDORFER. Men's bodies, Men's Gods : male identities in a (post-) christian culture, New York and London, New York University Press, 1996) aussi bien que celui ou ceux de ceux et celles qu'il fait parler dans ses textes. Enfin : "si un nombre considérable d'hommes et de femmes choisissent actuellement le corps comme lieu de rassemblement et de festivité, c'est peut-être que celui-ci représente le seul lieu où le Verbe puisse se faire chair sans imposture (Madeleine Ouellette-Michalska, L'Échappée des discours de l'oeil, 307). Tenir compte cependant de cette citation qu'elle fait de Philippe Haeck (Naissances) : "Mais ce corps qu'on a mis en circulation dans la fiction et dans la théorie, tellement que quelques-uns en sont las, il n'en reste pas moins que dans la vie quotidienne du plus grand nombre il n'est pas encore arrivé" (Ce texte datant de 1979, en est-il autrement aujourd'hui ?).

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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