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Le corps humain, un bien de consommation

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Catherine Bert

Résumé du colloque

Désormais non seulement les organes mais aussi davantage d'éléments et produits du corps peuvent être prélevés et «réutilisés» dans un but thérapeutique ou autre. Soumis à un processus de fragmentation et d'objectivation, les éléments du corps humain peuvent faire l'objet d'un commerce et devenir des biens de consommation courants. Certaines règles s'élaborent qui visent à gérer les modalités d'échange. Cependant, la notion de bien désigne plus souvent une chose qu'une partie du corps, reflet de la personne. L'absence de statut juridique précis en ce qui concerne le corps humain rend plus facile la confusion. Quelles sont alors les conditions éthiques permettant de conserver la sacralité du corps humain et d'en cultiver le respect? L'éthique propose une sacralisation au moins symbolique du corps humain; sacralisation qui n'entrave pas la circulation entre les individus, même si celle-ci s'effectue selon des principes qui ne sont pas ceux de l'échange marchand. L'intervention part d'une réflexion éthique et sociale sur les similitudes et différences qui tendent à s'établir entre les organes et les biens de consommation courants. Tout d'abord, on s'attache à montrer que les risques de dérives vers une instrumentalisation du corps humain sont de plus en plus grands. Ensuite, on met en exergue les principes éthiques qui encouragent au respect de la dignité humaine.

Contexte

manager icon Responsables :
Johanne Pomerleau
host icon Hôte : Université McGill

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