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Le degré d'activation du récepteur NMDA durant le tétanos détermine le type de récepteur glutamate potentialisé

LA

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Laurent Aniksztejn

Résumé du colloque

L'analyse de la contribution des récepteurs AMPA et NMDA à l'expression de la PLT a souvent été utilisée afin de déterminer si celle-ci est maintenue par un mécanisme pré- ou postsynaptique. Cependant, cette étude supposait que les conditions nécessaires à l'induction de la PLT des composantes AMPA et NMDA sont similaires. Diverses données suggèrent en fait que cela ne soit pas le cas; ainsi : a) le DTNB, qui décroît la réponse NMDA d'environ 50%, bloque l'induction de la PLT NMDA mais pas celle de l'AMPA; b) une forte activation des récepteurs NMDA durant le tétanus empêche l'induction de la PLT AMPA mais pas celle du NMDA. Nous avons donc testé l'hypothèse que l'induction de la PLT AMPA ne nécessitait pas le même degré d'activation des récepteurs NMDA durant un tétanus que celui nécessaire à l'induction de la PLT NMDA. Nous avons effectué des enregistrements extracellulaires, et mesuré la pente initiale des composantes AMPA et NMDA des composantes synaptiques, dans la région CA1 de l'hippocampe, dans un milieu ne contenant que 0.3 mM de Mg2+. La composante NMDA de l'EPSP (fEPSPn) a été isolée de la composante AMPA (fEPSPa) avec du CNQX. Enfin, le tétanus consistait en 3 stimulations tétaniques (100 Hz, 1s) appliquées soit une faible intensité, qui évoque un fEPSPa de 0.3 mV d'amplitude et juste sous liminaire à un fEPSPn (Tw), soit à une forte intensité, qui est supraliminaire, et qui évoque un fEPSPn de 0.3 mV d'amplitude (Ts). Nous avons observé les faits suivants : Tw induit une PLT de fEPSPa (58 ± 8%, n=9) mais pas de fEPSPn (11 ± 2%). En revanche, Ts induit une PLT de fEPSPn (89 ± 17%, n=13) mais pas de fEPSPa (9 ± 3%, n=9/13). Dans les 4 autres cas, une PLT des 2 composantes a été observée. En présence de DTNB (200 mM) ou de 7-Chlorokynurénate (6 mM), qui réduisent la pente de fEPSPn par 50%, Ts génère cette fois-ci une PLT de fEPSPa (63 ± 8%, n=6) mais pas de fEPSPn (12 ± 4%). Dans ces mêmes conditions, Tw génère une PLT de fEPSPa qui est de plus faible amplitude que le contrôle (30 ± 6%, n=8). De ces résultats, nous concluons que : a) l'induction de la PLT AMPA nécessite une plus faible activation des récepteurs NMDA durant le tétanus que celle requise pour induire une PLT NMDA; b) il existe une relation en 'cloche' entre le degré d'activation des récepteurs NMDA durant le tétanus et l'amplitude de la PLT AMPA.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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