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Le déplacement du sujet en créole haïtien, en français, et en fongbè

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Paul Law

Résumé du colloque

Portant sur l'hypothèse de relexification comme processus de créolisation, la présente communication a pour but de comparer les structures syntaxiques des constructions interrogatives du créole haïtien, du fongbè, et du français dans lesquelles le sujet se déplace. Nous montrons que lorsque le morphème qui du français qui ne se présente que quand un sujet est extrait à distance est en effet un complémenteur, le morphème ki du créole haïtien se trouve en position sujet même si le déplacement est local. Le déplacement à distance du sujet en fongbè déclenche tant la présence d'un pronom de reprise dans la position sujet, le créole haïtien ne comporte alors comme le français que du comme le français. Dans le cadre de la théorie de la grammaire universelle, nous proposons une explication de ces particularités dans les langues selon laquelle le verbe en français donne moins de position d'où il gouverne proprement la trace du sujet, alors qu'en créole haïtien et en fongbè la trace du sujet doit être épelée pour éviter une violation du Principe des catégories vides. Le fongbè et le créole haïtien ressemblent au français du qu'à un français par rapport au déplacement du sujet est attendu. Le créole se développe dans un contexte d'acquisition de langue seconde par des locuteurs qui avaient une grammaire soustratée, et, selon l'hypothèse de relexification, ont emprunté les trames phonétiques de la langue superstratée (le français), mais ont retenu dans une certaine mesure les propriétés grammaticales de la langue soustratée (le fongbè).

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Linguistique

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