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Le difficile partage de la voie publique et le début de la motorisation à Montréal

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Denis Veilleux

Résumé du colloque

Jusqu'en 1930, et même au-delà, la motorisation à Montréal progressa beaucoup plus lentement qu'à Toronto. On a évoqué l'étroitesse des rues de la métropole canadienne de l'époque pour expliquer cette différence. Mais cette explication ne peut suffire à elle seule. Tout l'est canadien jusqu'au Québec retardait par rapport au reste du pays. Un autre élément explicatif est proposé ici: les difficiles relations entre les tramways et les véhicules-moteurs dans le partage de la voie publique. Très tôt au début du vingtième siècle, les autorités gouvernementales sont intervenues dans ces relations, notamment pour des raisons de sécurité à l'égard des piétons et des passagers de tramways. Tant au niveau provincial que municipal, lois et règlements ont été adoptés à propos de la priorité de passage des tramways sur les rails ainsi que sur le dépassement des tramways par les autres véhicules. De manière générale, ces lois et règlements ont miné l'avantage que pouvait procurer le véhicule-moteur par rapport aux autres moyens de locomotion, c'est-à-dire la vitesse, la souplesse de manœuvre dans la circulation. Cette situation n'étant pas propre à favoriser l'harmonie dans le partage de la voie publique, on constate que les rapports entre les tramways et véhicules-moteurs se sont rapidement détériorés: accidents nombreux, poursuites judiciaires multiples. Il en ressort que les conflits autour du partage de la voie publique sont un aspect majeur des premières années de la motorisation, ce que l'historiographie a ignoré, un aspect majeur à Montréal notamment parce qu'ils ont défavorisé la motorisation.

Contexte

manager icon Responsables :
Camille Limoges
host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

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