Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
J'ai observé, au cours de l’été dernier, la mouche syrphide Eristalis tenax L. Je l’ai trouvée commune partout dans la région de Montréal et sur l’île Jésus. Comme tous les Diptères de la famille des Syrphidés, cet insecte, à l’état parfait, est essentiellement floricole. On le trouve principalement sur les fleurs de la Verge d’or (Solidago spp.), sur les Asters, etc. Il compte parmi les derniers insectes de la belle saison; tard en octobre, même après quelques gelées, lorsque le soleil brille, on voit encore de ces mouches voltiger et s’arrêter sur les dernières fleurs.
Ces mouches déposent leurs œufs dans toutes les eaux sales, les eaux croupissantes des fossés, des étangs, dans les latrines, etc. Les larves vermiformes ont reçu du peuple le nom de vers à queue de rat. Elles sont d’un blanc sale, molles et translucides, laissant voir par transparence les organes internes; elles possèdent à l’extrémité du corps un long tube respiratoire extensible et rétractile qu’elles portent à la surface du liquide pour respirer. Elles progressent assez rapidement au moyen de mouvements ondulatoires. A maturité, elles sortent de leur milieu pour se transformer en pupes, puis en insectes parfaits.
Ces larves sont des parasites accidentels du tube digestif de l’homme et j’ai pu m’en assurer moi-même par l’expérience suivante: il y a quelque temps, l’on m’en apporta deux bien vivantes pour étude et détermination. Elles avaient été évacuées par une personne hospitalisée à Montréal. Je les pris en élevage. Elles se transformèrent au bout d’une dizaine de jours en deux mouches Eristalis tenax L. en parfaite condition. Ces spécimens sont actuellement conservés dans les collections entomologiques de l’Université de Montréal.
Les auteurs d’entomologie médicale mentionnent la présence de vers à queue de rat dans le tube digestif de l’homme et rattachent ces larves au genre Eristalis, et souvent à l’espèce tenax qui est la plus répandue; mais la détermination de l’espèce, lorsqu’elle ne repose pas sur l’élevage de l’insecte, a peu de valeur.
Les larves d’Eristalis sont donc dangereuses en ce qu’elles peuvent se développer dans l’intestin de l’homme et causer à l’organisme des désordres assez graves; aussi faut-il se garder de boire l’eau claire des fossés ou des étangs. Des œufs ou de jeunes larves peuvent passer inaperçus malgré la limpidité de ces eaux toujours infectées d’organismes dommageables à la santé.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.