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Le divorce au Québec avant 1945: phénomène exclusif à Montréal?

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Céline Fortier

Résumé du colloque

En 1968, le gouvernement canadien adoptait une loi sur le divorce qui tout en augmentant les motifs de rupture acceptables, uniformisait la procédure légale dans l'ensemble du Canada. Avant cette date, les résidents du Québec devaient, pour divorcer, faire une demande d'adoption de loi privée au Parlement fédéral, laquelle loi dissolvait le mariage et autorisait les conjoints à se remarier. Les seuls motifs de divorce acceptables étaient alors l'adultère et la non consommation de l'union. Cette loi très dure allait de pair avec une opinion publique farouchement opposée au divorce, suivant en cela les préceptes fondamentaux de la morale catholique. Il s'ensuit que non seulement les divorces étaient fort rares mais que les statistiques à ce sujet sont également déficientes. En fait, on ne connaît que le nombre de divorces. Pourtant, les actes de loi privés sont facilement accessibles et contiennent une foule d'informations intéressantes comme le prénom et la naissance des conjoints, le sexe du demandeur, l'adresse des conjoints avant le mariage et à la date de la demande, le district (ville, province), la cause du divorce, les dates de mariage et de divorce. Nous avons exploité ces actes dans une première temps depuis 1867 à 1945. Nous nous sommes donné comme but de démontrer, d'une part, que le divorce au Québec avant 1945 était un phénomène exclusif à Montréal et que d'autre part, dans Montréal, c'était un phénomène exclusif aux non Canadiens français.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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