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Le français dans les médias audiovisuels au Québec : familier versus standard

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Kristin Reinke

Résumé de la communication

Dans les discussions théoriques portant sur la norme linguistique, on mentionne souvent les médias comme exemple d'un usage exemplaire de la langue. Cependant, un regard sur les ouvrages de référence au Québec révèle un grand désaccord à ce sujet. En effet, si quelques opinions à l'égard de la langue utilisée dans les médias sont favorables, d'autres formulent des critiques sévères et dénoncent un trop grand rapprochement avec la langue familière, en particulier à la télévision, tout en exigeant des mesures de normalisation. On note par contre que certains défendent le recours à la langue familière en arguant que cette variété linguistique est la seule susceptible d'atteindre un grand public. Notre recherche a pour objectif d'analyser la langue utilisée à la télévision afin de vérifier si de tels jugements sont fondés dans les faits. Sur la base des travaux effectués en sociolinguistique variationniste, nous avons choisi 45 émissions de télévision qui ont été classées en différentes catégories selon des facteurs extra-linguistiques, et, sur la base des travaux portant sur le français québécois, nous avons identifié 25 variables linguistiques susceptibles d'être liées aux facteurs extra-linguistiques, notamment le degré de formalité de la situation. Le but de cette communication est de présenter les premiers résultats de cette recherche. Un premier aperçu des données indique qu'il semble exister des différences significatives entre le type d'émission et la fréquence de certaines variantes : plus une émission est de caractère informel, plus on observe de variantes familières. Cependant, ceci n'est pas vrai pour toutes les variables linguistiques : par exemple, les traits particulièrement stigmatisés comme les fortes diphtongaisons ou les variantes pour "oi" n'apparaissent guère même dans des émissions de caractère très informel, tandis que d'autres variantes familières y sont plus fréquentes. Étant donné que les traits stigmatisés peuvent être considérés comme plus typiques du français québécois, alors que d'autres variantes familières sont également des traits familiers du français de France, nous verrons dans quelle mesure le rapport entre ces deux variétés linguistiques familières intervient pour expliquer ce fait.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Domaine de la communication :
Linguistique
host icon Hôte : Université de Montréal

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Thème du communication :

Linguistique

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