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Le genre grammatical comme différenciateur sémantique

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Nadine Vincent

Résumé du colloque

Il existe en français deux genres grammaticaux : le masculin et le féminin. Ces genres servent, entre autres, à faire la différence entre deux homophones (un/une mémoire, un/une livre, etc.). Tous les homophones ne sont cependant pas différenciés ainsi puisque certains mots de même graphie et de même prononciation mais de sens différents ont malgré tout le même genre (ex. : canon, n.m. = pièce d’artillerie et norme, règle; son, n.m. = céréale et sensation auditive). La distinction sémantique par le genre n’est donc pas absolue et peut varier arbitrairement. Partant de l’hypothèse (défendue, notamment, par Yaguello 1978) voulant que l’assignation du genre en français soit sclérosée, nous démontrerons à l’aide de quelques exemples types (garde-robe, toast, trombone, etc.) qu’il n’en est pas de même en français québécois où le genre est utilisé pour différencier sémantiquement des mots de même genre en français standard. Nous verrons les facteurs historiques ayant conduit à cet écart. Cette analyse nous amènera à conclure que le français québécois obéit, en ce qui a trait au processus de l’assignation des genres, à des règles qui lui sont propres.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université du Québec à Rimouski

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Titre du colloque :

Linguistique

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