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Le glutamate : messager glial potentiel à la jonction neuromusculaire d'amphibien

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Sébastien Lévesque

Résumé de la communication

Des évidences récentes suggèrent que les cellules gliales peuvent moduler l'activité neuronale ainsi que la transmission synaptique (TS). Dans le SNC, un des messagers impliqués lors de ce phénomène d'interaction neurone-glie est le glutamate. Il a été démontré, dans le SNP, que les cellules de Schwann périsynaptiques (cSps) ont aussi la capacité de moduler la TS à la jonction neuromusculaire (JNM) tout comme la glie dans le SNC. L'objectif de ce travail est de vérifier l'implication du glutamate dans les interactions synapse-glie dans un système purement cholinergique qu’est la JNM d'amphibien. Des expériences d’immunohistochimie ont démontré que le glutamate se retrouve dans le corps cellulaire et les prolongements des cSps à la JNM. Des expériences d'électrophysiologie mesurant l’activité postsynaptique à la JNM démontrent que l'application de glutamate (500microM) induit une diminution de l'amplitude des potentiels postsynaptiques en deux phases : rapide (~5min) et lente (~40min). La fréquence des potentiels miniatures de la plaque motrice (PMPM) est aussi diminuée mais aucun changement dans l'amplitude des PMPM n'a été observé suggérant que le glutamate aurait un effet dépresseur sur la libération de neurotransmetteurs. En présence de fortes concentrations de Mg2+ (10mM) ou de D-AP5 (50microM), l'effet du glutamate est retardé et moins important suggérant la présence de récepteurs NMDA et métabotropiques. L'habileté du glutamate à stimuler les cSps à la JNM a été étudiée en incorporant un indicateur fluorescent de Ca2+ dans les cSps et les changements de fluorescence ont été détectés à l'aide d'un microscope confocal. L'application locale de fortes concentrations de glutamate (10mM) est nécessaire pour obtenir une augmentation calcique dans seulement 75 % des cellules testées suggérant que le glutamate ne serait pas le signal déclencheur responsable de l’activation des cSps. Les résultats obtenus indiquent que le glutamate est un bon candidat pour être messager glial grâce à son effet modulateur de la TS à la JNM d'amphibien.

Contexte

Section :
Neurosciences
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Neurosciences
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Thème du communication :

Neurosciences

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