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Résumé du colloque
L'image du gouffre revient dix-huit fois dans Les Fleurs du Mal. Ce leit-motiv baudelairien traduit la dépravation du sens de l'infini Baudelaire met en relief la dualité perpétuelle de l'homme, la double postulation de l'âme et du corps. L'antagonisme de ces deux postulations aboutit à la chute dans la matière, impliquant la séparation de Dieu, de l'unité cosmique. Cette postulation vers Satan, cette dissipation est axée sur l'amour. Les Fleurs du Mal chantent une descente voluptueuse et douloureuse dans ce mal noir. Le goût du néant éveille à la fois jouissance et terreur. Dans la débauche douloureuse le poète vaporise son moi, mais en même temps il se retrouve et exprimerait l'hyperconscience dans le mal. Dans le mal se trouve toute volupté et l'artiste spiritualise cette volupté. La conscience dans le mal empêche l'homme de se souiller complètement. Tandis que la femme "a la science de se perdre au fond d'un lit". De là l'horreur de la femme et Baudelaire est hors de pair en démontrant la férocité sadique des femmes. Il multiplie les images de griffes, de dents, de poignards, de couteaux. Les femmes elles-mêmes sont des harpies, des vampires qui sucent le sang et la vitalité de l'homme.
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