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Le gouvernement Harris et la garde des enfants : la privatisation, la municipalisation ou un autre projet?

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Carolyne Andrew

Résumé du colloque

Il est parfois difficile, au milieu des grands bouleversements, de comprendre le sens véritable des gestes posés. C’est certainement le cas actuellement avec les politiques de garde des enfants en Ontario. En janvier 1997, le gouvernement Harris, comme partie d’un vaste projet de décentralisation, a augmenté de façon dramatique la responsabilité des municipalités dans le domaine de la garde des enfants. Ce changement s’insère dans une série d’autres modifications dans ce secteur, notamment avec la publication d’un rapport gouvernemental à l’automne 1996 préconisant une baisse importante dans le traitement des employées des garderies. Pour saisir la direction actuelle des politiques ontariennes, il faut situer la politique de garde des enfants à l’intérieur de l’ensemble des mesures préconisées par le gouvernement Harris. La politique de garde s’éloigne de l’éducation (centralisée par le gouvernement) et s’approche d’un ensemble de mesures de l’aide sociale (le logement social, les soins de longue durée ainsi que l’aide sociale) qui devient des responsabilités municipales. La crainte est que les municipalités avec une base financière moyenne ou faible vont couper dans les services de garde. Les interprétations se multiplient - on vise des coupures comptant sur le fait que l’électorat mobilisé au niveau municipal est moins favorable aux programmes sociaux que l’électorat au niveau provincial et fédéral. Une autre interprétation favorise l’explication idéologique - en coupant dans ce domaine, le gouvernement veut pousser les femmes à quitter le marché du travail et à retourner chez elles. Le but de cette présentation est de tenter de voir clair dans les changements actuels dans les politiques ontariennes de garde des enfants.

Contexte

manager icon Responsables :
Léandre Nadeau
host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

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