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Le graffiteur face aux institutions publiques : vandale ou artiste ?

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Louise Gauthier

Résumé du colloque

Depuis la naissance du graffiti signé à New York au milieu des années soixante, un débat existe concernant cette pratique visuelle urbaine entre ceux qui la définissent comme étant une forme de vandalisme et ceux qui y voient une forme d'art. Pratique souvent injustement dévalorisée par les autorités publiques, le graffiti signé (graffiti représentant le surnom de la personne qui le produit) est pourtant devenu un langage visuel international reconnu et accepté par des milliers de jeunes ainsi que par plusieurs intervenants du secteur privé. La majorité des institutions publiques qui se penche sur la question du graffiti s'intéresse davantage aux processus d'élimination et de suppression qu'aux stratégies de prévention et de réorientation. Ainsi, les méthodes positives d'institutionnalisation semblent être beaucoup plus difficiles à développer et à mettre en oeuvre par les autorités publiques que les méthodes de criminalisation. Pourtant, au Québec comme ailleurs, plusieurs individus choisissent le graffiti signé comme moyen d'expression visuelle et le considère comme étant légitime. Est-il temps que les institutions publiques reconnaissent que le graffiti signé est une forme d'expression culturelle ayant une structure, un public et un circuit de diffusion local, national et international qui lui est propre? Ne faudrait-il pas subventionner cette pratique au même titre que l'on subventionne d'autres pratiques culturelles? Les graffiteurs méritent-ils d'être reconnus en tant qu'artistes et cherchent-ils effectivement à être reconnus en tant que tel? Dans le contexte de cette plénière sur la création, les publics et la démocratie culturelle, j'examinerai de plus près ces questions en formulant quelques observations concernant la pratique marginale du graffiti signé à Montréal et ce, du point de vue de ceux qui le produisent et du public qui y reconnaît une valeur aussi bien esthétique que culturelle.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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