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Le je qui fait le jeu dans La mort vive de Fernand Ouellette

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Laura Niculae Horlescu

Résumé de la communication

En 1980, Fernand Ouellette publie son deuxième roman, La mort vive. Douze années plus tard, la seconde édition de cette oeuvre offre la surprise d’une nouvelle option au niveau du texte romanesque : le narrateur à la troisième personne (hétérodiégétique) est abandonné au profit d’un je narratif. La confrontation des deux versions révèle une très grande distance entre les effets de lecture produits par chacun des textes, qu’on est tenté de se demander s’il ne s’agit pas de deux livres différents, malgré la coïncidence de titre et d’auteur. Notre étude se propose de signaler les changements survenus dans le schéma narratif de La mort vive et les conséquences d’un tel choix au niveau du sens global du livre. La recherche minutieuse des deux versions s’appuiera sur les théories de G. Genette (Figures III, Nouveau discours du récit) et de D. Cohn (La transparence intérieure). Cette dernière auteure a dédié d’ailleurs un article ("K. fait son entrée au Château", Poétique, févr., 1985) à un cas similaire de changement d’instance narrative (cette fois le je est remplacé par la troisième personne) dans un manuscrit de Franz Kafka. La description de la situation inverse à celle que nous sommes en train d’analyser nous fournit une base de comparaison et, en même temps, la preuve du remarquable intérêt que l’étude des telles anomalies présente pour l’avancement de la théorie narrative en général.

Contexte

news icon Domaine de la communication :
Études françaises et littérature
host icon Hôte : Université de Montréal

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Thème du communication :

Études françaises et littérature

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