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Le mahou, le wolof, le pular, le québécois et la voyelle froide

JK

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Jonathan Kaye

Résumé du colloque

Des recherches en diverses langues africaines ont montré de façon claire le statut de la voyelle [i] et de la semi-voyelle correspondante [y]. Elles occupent la position de la voyelle (resp. semi-voyelle) froide (i.e. sans traits marqués) des systèmes vocaliques. Ceci explique l'apparition mystérieuse des consonnes vélaires qui sont en alternance avec un vide phonétique. Par exemple, en mahou, une langue parlée de la Côte d'Ivoire, l'article défini est habituellement formé par le suffixe [-o]. Par contre lorsque cette forme est précédée d'un nom se terminant par une voyelle nasale, une consonne nasale vélaire apparaît au début de ce suffixe. En wolof, une langue ouest-africaine du Sénégal, les verbes qui se terminent par une voyelle manifestent une occlusive vélaire devant le suffixe inversif; un suffixe qui provoque la gémination de la consonne précédente. En pular (ouest-atlantique), les verbes à voyelle initiale manifestent une occlusive prénasalisée au pluriel. Dans cette communication je montrerai que le même phénomène se retrouve en québécois. En effet, c'est la présence de la semi-voyelle froide [y] qui soutend le processus de la vélarisation des nasales palatales en position de fin de syllabe (cf. signe [palatale] vs. signe [vélaire]).

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université de Montréal

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Titre du colloque :

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