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Le mercure accélère l'apoptose et la nécrose primaire des neutrophiles humains

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Nhi Nguyen

Résumé du colloque

Le mercure est reconnu pour ses actions neurotoxiques, mais il est capable d'induire aussi des effets immunotoxiques incluant des maladies auto-immunes et un état d'immunosuppression entraînant une incidence accrue des maladies infectieuses. Le but de cette étude était d'évaluer les effets cytotoxiques du chlorure de méthylmercure (MeHgCl) sur les neutrophiles. Pour ce faire, les neutrophiles humains sont mis en culture in vitro durant différentes périodes de temps (0-24 h) en présence ou non de MeHgCl (10-11-10-3 M). Nous avons d'abord utilisé le double marquage à l'Annexine-V-FITC et à l'iodure de propidium (PI) suivi d'une analyse en cytométrie en flux pour évaluer l'apoptose et la nécrose. Par la suite, le marquage avec Hoechst 33342 et PI a été effectué afin de distinguer entre les phases de nécrose primaire et de nécrose secondaire. De plus, les altérations morphologiques typiques de l'apoptose sont analysées par microscopie optique. Nos résultats démontrent qu'en présence de MeHgCl, tous les neutrophiles vont rapidement en apoptose, en moins de 15 minutes, et progressent aussi rapidement vers la nécrose primaire après 1-2 h. L'effet est dose-dépendant avec un maximum entre 10-4 et 10-3 M. Les cellules non traitées vont spontanément en apoptose à partir de 8 h d'incubation et elles se trouvent en majorité dans cette phase après 24 h. Cette apoptose spontanée est suivie de la nécrose secondaire qui apparaît après 24-96 h. Le chauffage des neutrophiles à 56 °C induit la nécrose primaire, sans passage par l'apoptose. Ces résultats révèlent que le mercure induit une séquence de mort cellulaire atypique incluant d'abord l'apoptose, puis la nécrose primaire. Une telle séquence est retrouvée dans certaines pathologies inflammatoires que le modèle de la mort cellulaire induite par le mercure pourrait servir à mieux comprendre.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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