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Résumé de la communication
Montréal est la deuxième ville à risque du Canada après Vancouver si l’on associe l’aléa sismique et la population. À cela s’ajoutent des phénomènes d’amplification des ondes sismiques générés par les couches de sols récents influençant largement la distribution des dommages en cas de séismes majeurs. Pour la région de Montréal, ce sont les argiles de Léda déposées lors de l’épisode de la Mer de Champlain ainsi que les dépôts liés au Saint-Laurent. Depuis 2001, nous nous efforçons de quantifier l’influence de ces sols sur les ondes sismiques afin d’identifier les zones les plus sensibles de l’agglomération. En 2005, un premier microzonage de l’île de Montréal a été proposé qui distingue 4 types de zones selon la fréquence prédominante de résonance du site et l’amplification relative des ondes sismiques. Depuis 2005, la nouvelle version du code national du bâtiment propose des valeurs d’amplification pour 5 classes de sols (de A à E) en se basant sur la vitesse moyenne des ondes de cisaillement pour les 30 premiers mètres de sol (Vs30). Nous proposons un nouveau microzonage selon cette classification en intégrant différentes données telles que 1) la fréquence de résonance des sols, 2) les profils stratigraphiques dérivés des sondages géotechniques et 3) des valeurs de vitesses Vs acquises sur le terrain. Ce microzonage localise les zones les plus sensibles (sols de classe D) sur le plateau autour du Mont-Royal, la zone de l’aéroport de Dorval et les rives du Saint-Laurent.
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