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Le modèle français de la défiance managériale

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Danièle Linhart

Résumé de la communication

La diffusion d’une nouvelle éthique de l’entreprise (via les chartes éthiques, codes déontologiques et règles de vie) s’associe à la pression d’organisations du travail hybrides qui mêlent contraintes tayloriennes et mobilisation de la subjectivité des salariés. Mais la défiance managériale est telle, que l’on peut voir à l’œuvre une politique systématique de précarisation subjective destinée à rendre les salariés plus réceptifs aux nouvelles exigences organisationnelles. Cette précarisation subjective frappe non seulement ceux qui se trouvent piégés par des contrats objectivement précaires (intérim, CDD, travail saisonnier), mais aussi ceux qui bénéficient d’emplois stables. Elle prend la forme de changements permanents visant à ce que les salariés ne se sentent pas chez eux, ni entre eux dans l'entreprise et dans leur travail, elle s’appuie sur l’entretien individuel, (pratiqué dans la majeure des grandes entreprises avec le supérieur hiérarchique au cours duquel le salarié doit définir ses propres objectifs et les faire évaluer par son responsable chaque année), qui est vécu comme une véritable épreuve dans un environnement incertain, sans repères ni recours collectifs, où la logique de la non reconnaissance du travail réel domine.

Résumé du colloque

Nous publiciserons la participation de nos conférenciers-vedettes et l'atelier de travail sur le modèle dominant de l'»idéal-type du travailleur». Nous en profiterons pour faire connaître les liens avec un réseau en émergence suite à un colloque récent tenu au CNAM-LISE sur l'égalité homme-femme et la conciliation travail-famille.

Contexte

manager icon Responsables :
Romaine Malenfant
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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