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Le mot donc: du connecteur argumentatif au marqueur discursif

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Madeleine Langlois

Résumé du colloque

Le travail sera consacré à une réflexion sur donc (n), qui a déjà fait l'objet de deux descriptions : Berrendonner (1981) étudie le donc connecteur argumentatif et Zéone (1981) le donc (n) marqueur discursif. Notre objectif est de partir de leurs descriptions pour comprendre comment le passage du marqueur argumentatif au marqueur discursif a pu se faire. L'hypothèse avancée est que donc (n) est dans tous les cas à un point de vue sous-jacent : la proposition p qui sert de justification n'étant pas énoncée parce qu'elle est d'avance connue (1) ou qu'elle est inscrite dans la situation d'énonciation (2,3). (1) Je vais donc (n) aujourd'hui vous parler... (2) Mais que tu es donc (n) beau aujourd'hui! (3) Entre donc (n) peu/Taisez-vous donc! Cela unifie les emplois de donc (n), mais surtout permet d'expliquer des faits surprenants et apparemment contradictoires : donc (n) a pu se figurer en acte illocutoire et même suggérer une interprétation indirecte [compliment, reproche, comme en (2)] ou au contraire l'affaiblir [comme en (3)]. Dans les deux cas l'acte est présenté comme naturel et découlant de prémisses non édictées.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Rimouski

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