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Le négationnisme comme étape ultime du génocide

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Vivianne Châtel

Résumé de la communication

La reconnaissance d’un génocide suppose la mise en pratique d’une responsabilité-pour-autrui (Lévinas). Dans cette communication, nous essaierons de montrer en quoi le négationnisme est d’abord et avant tout une négation de l’Autre. Je m’appuierai sur un travail théorique déjà initié sur l’inexistence sociale pour illustrer en quoi le négationnisme vise les principes universels des Droits de l’Homme. Le négationnisme n’est-il pas qu’une forme renouvelée de génocide ou que l’étape ultime du génocide ? Qu’il se veuille œuvre de dé-culpabilisation et de dé-responsabilisation, retournement de la preuve ou encore minimisation ou qu’il se veuille dénonciation d’un soi-disant complot, d’une manipulation, ou d’une sur-domination, le négationnisme est toujours et avant tout œuvre politique de détournement des faits. Et en ce sens, il est atteinte à la dignité de l’Homme. Nous verrons ainsi que le discours négationniste appelle à une vigilance accrue de tous les instants et dans toutes les parties du monde tant le climat de peur, d’incertitude sociale, d’insécurité, qui règne aujourd’hui dans le monde contemporain, fragilise l’activité critique et facilite l’accès aux idées simplistes

Résumé du colloque

1. Lancement d'un numéro spécial de la revue Présence francophone, no 69: «Le témoignage d'un génocide ou les chatoiements d'un discours indicible" (2007) par J. Semujanga (dir.). Ce numéro est issu des actes du Colloque "Des récits de témoignage du génocide au Rwanda", sous la responsabilité de Josias Semujanga et Théopiste Kabanda(Acfas 2007).

Contexte

host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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