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Le niveau de conflit post-séparation et l'adaptation de l'enfant

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Sylvie Drapeau

Résumé du colloque

De très nombreuses études montrent que le niveau de conflit et l'absence de coopération parentale suite à la séparation sont parmi les facteurs les plus puissants pour prédire l'adaptation de l'enfant à cet événement. Plus le niveau de conflit est élevé, plus l'enfant est susceptible d'afficher des problèmes de comportement extériorisés, telles l'agressivité, l'hyperactivité, et intériorisés, telles la dépression et l'anxiété. Les enfants évaluent d'ailleurs les conflits entre les parents comme étant l'un des événements les plus stressants reliés à la séparation conjugale. Or, certaines études américaines permettent de situer à près du tiers la proportion de celles dont les parents séparés continueront d'être en conflit deux ans après la dissolution du mariage. Après ce laps de temps, ce taux diminue, mais il demeure élevé. En effet, des études montrent qu’après plus de trois ans de séparation, ce taux se situe à un peu plus du quart des familles. Devant l'ampleur du phénomène de la séparation conjugale et, de manière plus spécifique, de la persistance des conflits entre les ex-conjoints suite à cette transition, de nombreux chercheurs ont tenté de mieux comprendre les mécanismes expliquant l'adaptation de l'enfant dans ce contexte. La présente communication permettra de faire le point sur les écrits de ce domaine. Nous mettrons tout d'abord en lumière les résultats des études s’étant penchées sur la relation entre les conflits conjugaux pré- et post-séparation et l'adaptation de l'enfant. Nous nous pencherons ensuite sur les enjeux propres aux conflits post-séparation. Finalement, dans la dernière partie, nous serons à même d'identifier les lacunes actuelles de ce champ de connaissances.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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