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Le nouveau recensement mexicain : échantillonnage et raison démographique d'État

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Myara Roffe Gutman

Résumé du colloque

À la place des 52 questions appliquées en 2000, le formulaire court du recensement de la population nationale du Mexique pour l’année 2010 ne comptait plus que 29 questions. Pour Eduardo Sojo, président de l’Institut National de la Statistique et de la Géographie (INEGI), cette décision cherche à aligner le Mexique avec les tendances des pays industrialisés. Par ailleurs, insiste Sojo, aucune information n’a été perdue puisque les vingt-trois questions éliminées ont été intégrée dans le formulaire long, appliqué à un total de 2,7 millions de foyers et comprenant un total de soixante-quinze questions. Peu nombreuses, les remarques critiques aux changements faits au recensement se sont aussi centrées sur un seul aspect : la brisure de la série statistique provoquée par la substitution des donnés comptabilisées par des donnés estimées. Or, un aspect particulièrement intéressant de ces changements est passé inaperçu concernant les modalités de construction de son échantillon. En effet, à la place d’un échantillonnage aléatoire, l’INEGI a appliqué le questionnaire long à tous les foyers localisés dans les cent vingt-cinq municipalités ayant l’Indice du Développement Humain le plus bas au pays, ainsi qu’à tous les habitants des sept cent vingt municipalités les moins peuplées du pays. Au-delà des questions méthodologiques, une telle modalité d’échantillonnage nous mène aussi vers des interrogations de type idéologique.

Contexte

news icon Thème du colloque :
La fin des recensements?
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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Titre du colloque :

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