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Le Nouveau Théâtre Expérimental devant la critique : la question de l'expérimentation

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Marie-Andrée Brault

Résumé de la communication

Actif depuis maintenant près de vingt-cinq ans, le Nouveau Théâtre Expérimental a toujours affiché clairement ses visées esthétiques : faire un théâtre différent, un théâtre explorant les frontières du genre et même les transgressant. La troupe n'a jamais écrit de véritable manifeste, mais son nom en tient presque lieu. Affirmer que l'on est "nouveau" et "expérimental", c'est opter pour une voie esthétique bien précise et s'engager à l'emprunter à chacune de ses créations. Ce mandat de recherche et d'expérimentation que s'est imposé la compagnie ne vas pas sans influencer la réception de ses œuvres, ce que mettent particulièrement en relief les critiques de deux pièces. La première, Treize tableaux, est une création collective de 1979. Boudée par le public et ayant suscité peu de commentaires critiques, elle demeure pourtant pour Jean-Pierre Ronfard, cofondateur du NTE, une des plus grandes réussites esthétiques du groupe. La seconde, La Femme d'intérieur, présentée en 1988, est une pièce de Robert Claing qui a connu un succès appréciable et sur laquelle plusieurs critiques se sont prononcés. L'étude de la réception critique de ces deux spectacles révèle qu'en quelques années seulement, l'horizon d'attente d'une partie de la critique semble s'être déplacé, la surprise devant la nouveauté se muant bientôt en exigence de la nouveauté. D'abord marginalisé par la nature expérimentale de son travail, le NTE se voit, en quelque sorte, condamné à étonner.

Contexte

Section :
Théâtre
news icon Domaine de la communication :
Théâtre
host icon Hôte : Université de Montréal

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Thème du communication :

Théâtre

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