Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé de la communication
Actif depuis maintenant près de vingt-cinq ans, le Nouveau Théâtre Expérimental a toujours affiché clairement ses visées esthétiques : faire un théâtre différent, un théâtre explorant les frontières du genre et même les transgressant. La troupe n'a jamais écrit de véritable manifeste, mais son nom en tient presque lieu. Affirmer que l'on est "nouveau" et "expérimental", c'est opter pour une voie esthétique bien précise et s'engager à l'emprunter à chacune de ses créations. Ce mandat de recherche et d'expérimentation que s'est imposé la compagnie ne vas pas sans influencer la réception de ses œuvres, ce que mettent particulièrement en relief les critiques de deux pièces. La première, Treize tableaux, est une création collective de 1979. Boudée par le public et ayant suscité peu de commentaires critiques, elle demeure pourtant pour Jean-Pierre Ronfard, cofondateur du NTE, une des plus grandes réussites esthétiques du groupe. La seconde, La Femme d'intérieur, présentée en 1988, est une pièce de Robert Claing qui a connu un succès appréciable et sur laquelle plusieurs critiques se sont prononcés. L'étude de la réception critique de ces deux spectacles révèle qu'en quelques années seulement, l'horizon d'attente d'une partie de la critique semble s'être déplacé, la surprise devant la nouveauté se muant bientôt en exigence de la nouveauté. D'abord marginalisé par la nature expérimentale de son travail, le NTE se voit, en quelque sorte, condamné à étonner.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.