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Le paradoxe du Musée d'art national : produire de l'histoire et la valider pour le compte de l'État

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Suzanne Pressé

Résumé du colloque

Le Musée du Québec a pour fonctions de faire connaître, de promouvoir et de conserver l'art québécois du XVIIe à nos jours, et d'assurer une présence de l'art international par des acquisitions, des expositions et d'autres activités d'animation. Le Musée du Québec mérite certainement de faire l’objet d’une attention sérieuse, ne serait-ce qu’en reconnaissance de ses mille quatre expositions présentées de juin 1933 à août 1995. Comprendre le Musée du Québec d'aujourd'hui, c'est lier son histoire à celle du Canada et à celle du Québec. C'est voir le Musée non comme une institution figée dans le temps mais comme un lieu de conflits. Le Musée n'est que très sporadiquement «le véritable miroir de la société québécoise» que veut y voir Cyril Simard, président de la Commission des biens culturels, dans son introduction des quatre Cahiers de recherche lancés par le Musée en 1991. Plus souvent, il est un médiateur qui, en tant que gestionnaire délégué de l'État du Québec, est appelé à jouer un rôle de premier plan dans la culture au Québec. Et si l'action de l'État compte, ce n'est pas tant par le volume des achats, des commandes ou des subventions, que par les effets symboliques, qui, eux, sont significatifs. Le Musée du Québec est un lieu qui produit de l'histoire. Le paradoxe est qu’en produisant de l’histoire il la valide pour le compte de l’État.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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