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Résumé du colloque
D'après Roman Jakobson (1966, 405), "la seule tradition orale encore vivante du monde indo-européen qui utilise le parallélisme grammatical... est la poésie populaire russe...." Le parallélisme, surtout le parallélisme négatif, étant propre au folklore slave, ne se retrouverait pas ailleurs, par exemple, dans le folklore balte. Or, le parallélisme est courant dans les dainas lyriques lettones et les dainos lituaniennes. Même le parallélisme négatif abonde dans notre base de données de 71000 textes de dainas lettonnes. Un programme a retrouvé les textes formant la forme: "Ce n'est pas X, c'est Y". Quatre centes morphologiques de "ce", combinées avec les verbes nebija et bija, ont servi de marqueurs pour le recouvrement. La logique de l'énoncé est celle d'une devinette. On retrouve nombre de références à des actes de magie analogique, et aux couleurs noir et blanc. Une catégorie de textes contient des références mythologiques, où l'élément nié en tant que tel (v.g., animal, plante) est élevé, dans la partie affirmative du parallélisme, au niveau d'attribut, de signe sensible, ou d'épiphanie d'une divinité. Une autre catégorie consiste en chansons satiriques, où un euphémisme sexuel ou une métaphore sont suivis par un terme sexuel cru ou une identification peu flatteuse. La partie négative du parallèle est donc une façon indirecte de dire l'indicible et l'innommable, fut-il sacré ou profane. La deuxième partie dévoile le mystère et brise le tabou par une référence directe et explicite.
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