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Résumé de la communication
Qu’il s’agisse de cosmogonie asiatique, africaine, amérindienne, grecque antique, etc., l’être humain a souvent été tenté d’expliquer la réalité de son environnement naturel par des personnifications; une des plus connues pour la civilisation occidentale étant celle de la terre mère, Gaïa. Dans son Traité de la peinture, Léonard de Vinci a établi des analogies entre le corps humain et la terre : les rochers sont les os, le sol est la chair, les cours d’eau, le sang, les marées, la respiration, le magma, la chaleur corporelle. Au dix-huitième siècle, Emmanuel Swedenborg rédigeait un Traité des représentations et des correspondances dans lequel il reliait chaque élément du monde naturel à une réalité spirituelle. Plus près de nous, au cours des dernières décennies, des historiens de l’art tels qu'Angela L. Miller et J. Gray Sweeney se sont intéressés au genre des motifs, à la personnification et aux emblèmes retrouvés dans la peinture de paysage américaine du milieu du dix-neuvième siècle. Le paysage revêt donc un caractère à la fois anthropomorphique et spirituel que les artistes reproduisent dans leurs oeuvres. En nous appuyant sur les textes de Miller et Sweeney, nous souhaitons concentrer notre communication sur l'état actuel de la théorie du paysage comme corps humain pour ensuite l’appliquer dans notre étude des œuvres nord-américaines des dix-neuvième et vingtième siècles.
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