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Le personnel et l'impersonnel en éthique

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André Duhamel

Résumé du colloque

Selon les principales théories éthiques contemporaines, agir moralement c'est répondre aux contraintes de raisons universalisables, impartiales et objectives. La moralité ne fait pas exception des personnes, est "impersonnelle". Cette conception est remise en cause depuis une dizaine d'années: agir moralement ne peut être indifférent à la personne particulière que je suis, sous peine d'aliénation. L'agir moral est toujours celui d'une personne, demeure "personnel". Je voudrais prendre ici la mesure de cette critique d'impersonnalité en la reconstruisant comme problème théorique et éthique — conjonction souvent négligée. Pour ce faire, je dégagerai d'abord cette critique en 3 lieux où elle s'énonce: les critiques communautarienne (Sandel), féministe (Gilligan) et "personnaliste" (Williams) des théories éthiques dominantes. J'analyserai ensuite 3 tentatives de la prendre en compte, soit en distinguant dans la moralité différents domaines, en considérant le personnel et l'impersonnel comme 2 points de vue opposés mais nécessaires à l'agir moral, en modifiant radicalement la tâche de la théorie en éthique. Je conclurai à l'effet que seule une théorie plurielle retenant tant le personnel que l'impersonnel en éthique est susceptible de conserver à l'agir une dimension théorique où l'agir et l'agir influence sur la philosophie.

Contexte

Section :
Philosophie
news icon Thème du colloque :
Philosophie
host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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Titre du colloque :

Philosophie

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