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Le plan de Jacques Gréber pour la Capitale nationale : un héritage urbanistique décrié

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Kenza Benali

Résumé du colloque

Jacques Gréber, architecte-urbaniste français, a été l’architecte des villes d’Ottawa et Hull lorsqu’il a réalisé, en 1950, le Plan de la Capitale Nationale. Jusqu’à cette date, ces villes avaient connu une croissance spontanée et incontrôlée. Sous la demande du Premier Ministre Mackenzie King, Gréber fut chargé d’établir un plan destiné à transformer Ottawa en une véritable capitale, digne d’un immense pays souverain. Soucieuses d’embellir et d’articuler les 2 villes pour en faire un seul district fédéral, d’y aménager des parcs, des lieux centraux de pouvoir et de savoir, tout en les rendant accessibles à l’automobile par la percée d’autoroutes urbaines, et la suppression des emprises industrielles en centre-ville, ses réalisations bénéficiaient à l’époque d’un certain engouement. 60 ans plus tard, avec le mouvement culturaliste, naissent les premières critiques à l’égard de ce plan, inscrit à la croisée du mouvement des cités-jardins, du mouvement City Beautiful et le mouvement moderne. On assiste aujourd’hui à un renouvellement des arguments à l’encontre du travail de Gréber, parfois mésinterprété. Notre communication illustrera d’une part, la vision éclectique de Gréber pour la Capitale Nationale, qui a influencé fortement ce territoire voire bouleversé son organisation en modifiant les usages existants, et d’autre part, la perception actuelle des conséquences urbaines du plan réalisé à 70%, à travers les discours des auteurs, chroniqueurs et journalistes contemporains.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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