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Le poids des mots dans la langue

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Richard Vautour

Résumé du colloque

Chez l'écrivain-traducteur, la traduction n'est pas une activité à prendre à la légère, puisqu'elle l'amène à réfléchir sur les langues en jeu dans l'opération. Il questionne les mots, autant ceux de la langue de départ que ceux de sa langue maternelle, afin d'en arriver à la traduction d'un texte. Cette interrogation dissimule parallèlement un questionnement sur le rapport du mot avec la chose qu'il désigne. Toutefois, l'écart que constate l'écrivain-traducteur entre la chose et le mot, vient illustrer aussi un écart qu'il rencontre entre la pensée et la langue qui l'exprime. Nous croyons que la traduction permet à l'écrivain-traducteur de réfléchir non seulement sur le mot et la chose, mais aussi sur la langue et la pensée, et cela, en permettant la comparaison de la langue maternelle à une autre langue. Il pousse sa réflexion sur la langue beaucoup plus loin que ne pourra le faire l'écrivain, parce que la traduction constitue en soi un outil supplémentaire à cette interrogation. Elle rend possible non seulement la comparaison des langues entre elles, mais elle permet aussi à l'écrivain-traducteur de déterminer plus justement les limites de sa propre langue.

Contexte

host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

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