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Le positionnement socio-économique des immigrants allophones sur un marché du travail segmenté linguistiquement

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Christine Blaser

Résumé du colloque

L’analyse de la valorisation des pratiques linguistiques est susceptible de nous informer sur la stratification des groupes sociaux en contact. D'une part, le capital linguistique fonctionne comme un savoir dont l’utilité est rémunérée, d’autre part, les langues d’origine des immigrants contribuent à la hiérarchisation sociétale en tant que marqueurs ethniques. Dans les sociétés divisées linguistiquement, la compétition des groupes (ethno)-linguistiques pour la domination des ressources structure les relations sociales. À Montréal, on peut vérifier l’hypothèse de la segmentation linguistique du marché du travail selon laquelle les locuteurs du français seraient désavantagés dans les secteurs anglophones alors que les anglophones récolteraient des avantages même dans les secteurs francophones à cause vraisemblablement de la nécessité de connaître l’anglais dans une économie globale. Quel est le comportement linguistique des immigrants et quelles en sont les conséquences ? Nous examinons l’impact des pratiques linguistiques sur le statut socio-économique des emplois d’immigrants arrivés en 1989 en tenant compte de la segmentation linguistique du marché du travail. Pour contrôler une possible évolution de leurs compétences linguistiques, nous effectuons les analyses à 3 moments différents. Les données utilisées proviennent de l’enquête ÉNI (Établissement des nouveaux immigrants) qui a recueilli, entre 1989 et 2000, des informations concernant les périodes d’emploi et de formation ainsi que les caractéristiques sociodémographiques et linguistiques d’une cohorte d’immigrants dans la grande région de Montréal.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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