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Résumé du colloque
En français vaudois (FV), le pronom "ça" ne se comporte pas comme en français standard (FS). Ainsi, en FV, trouve-t-on des énoncés comme 1) et (2), qui sont grammaticalement opposés au FS, celui-ci rejetant le premier énoncé, mais acceptant le second : (1) On a souvent ça fait. (FV / *FS) (2) Je sais ça, qu’il est parti. (*FV / FS) Cela pose deux problèmes : la source du phénomène et l’explication de son fonctionnement. D’un point de vue diachronique, faut-il y voir l’influence du substrat francoprovençal? En effet, dans cet idiome, le pronom "cein" (ça) peut être utilisé comme pronom objet non autonome (3), et aussi comme antécédent du pronom relatif (4). Ce dernier point expliquerait pourquoi le pronom "ça", objet, autonome, ne peut anaphoriser un argument phrastique. (3) On m’a cein contâ (on m’a ça raconté) (4) Cein que vo crâide (ça que vous croyez = ce que vous croyez). D’un point de vue synchronique, il faut voir comment "ça" entre en opposition avec ses concurrents immédiats. Une première perspective, que nous rejetons, y verrait une variation de nature sociologique. Nous retenons plutôt l’hypothèse que toute variation de forme exprime une variation de sens (Blanche Benveniste 1997). Nous proposons donc des traits sémantiques spécifiques à chacun des pronoms, selon la valeur référentielle de leur antécédent (massif/non massif ; valeur référentielle/valeur dénotative).
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