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Le Rire de Sarah ou La comédie du sacrifice dans le romanesque de Victor-Lévy Beaulieu

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Anne Élaine Cliche

Résumé du colloque

Je joue ici avec le signifiant central proposé par ce colloque sur le plaisir, pour tenter de préciser le lien secret qui noue le plaisir tel qu'il accède au registre du don, et celui de la volupté, à l'autre plaisir qui est cette hostie non consacrée vendue à titre de friandise par les "marchands de plaisirs", et que l'on nomme aussi oubliée (de Jobloth, et Oblation). L'histoire du sacrifice d'Isaac est en quelque sorte la figure d'inscription de cette insouciance que l'on retrouve à l'œuvre dans les romans de Beaulieu. L'enchaînement de ma lecture s'élabore avec la Bible et le roman afin de penser le plaisir de la mère (Sarah) comme oubli de Dieu, et -c'est une suggestion- l'énonçait de l'oubli de Dieu dans cet enfantement qui, dans la Bible, on s'en souvient, fait rire Sarah, femme stérile et avancée en âge, mais aussi comme l'oubli de l'enfant voué au sacrifice improbable (pour rire de Dieu cette fois). Isaac sacrifié, c'est l'objet du rire et de la folie. Les sacrifices de Job (de son plaisir) dans le corpus fini des romans de Beaulieu s'associent à l'œuvre de VLB à travers ce parcours et la bonne éthique de la blanche où l'oubli dans l'oubli se manifeste comme maniérisme de la jouissance et interminable de la dévoration de l'écriture. Je m'appuierai entre autres sur les travaux de Lacan, de Marie Roche et de Gérard Haddad.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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