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Le rôle des cellules gliales corticales dans les oscillations lentes et paroxystiques

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Florin Amzica

Résumé du colloque

L'une des activités principales des cellules gliales est de prélever et de transporter le potassium extracellulaire pour éviter ainsi son accumulation. Ceci fait que les cellules gliales soient des indicateurs de concentration du potassium extracellulaire. Pour étudier leur comportement pendant les oscillation lentes du sommeil et leur développement en phénomènes paroxystiques de type épileptique, nous avons enregistré intracellulairement in vivo des glies corticales dans des chats anesthésiés avec de la kétamine et xylazine. Les potentiels de champ de proximité ont été également enregistrés. Pendant le sommeil l'activité cérébrale est dominée par une oscillation lente de moins de 1 Hz (environ 0.7-0.9 Hz). Durant chaque cycle de cette oscillation le potentiel de membrane des cellules gliales est dépolarisé et répolarisé pour atteindre à peu près le même niveau du début du cycle (environ -80 mV). L'amplitude maximale de la dépolarisation, qui prend une forme ronde, est de 2.4 ± 0.56 mV (moyenne ± déviation standard). On a également constaté une ressemblance notable entre les potentiels intragliaux et les potentiels de champ en profondeur du cortex (coefficients de corrélation supérieurs à 0.95). Le développement des crises épileptiques du type pointe-onde, similaires à celle rapportées dans le tableau clinique du syndrome Lennox-Gastaut, a été accompagné par deux phénomènes réciproquement liés: une dépolarisation persistante (d'environ 25.6 ± 7.4 mV) et une accélération du rythme de l'oscillation, qui passe de <1 Hz (pendant le sommeil) à 2-3 Hz. La diminution de la période d'oscillation a fait en sorte que le cycle suivant ait trouvé le potentiel de membrane de la glie un peu plus dépolarisé qu'il l'était au début du cycle précédent, entraînant ainsi une dépolarisation persistante. À son tour, cette dépolarisation persistante témoigne d'une accumulation de potassium dans le milieu extracellulaire qui entraînera une hyperexcitabilité neurale et donc une relâche supplémentaire de potassium. Ce phénomène pourrait, donc, devenir régénératif.

Contexte

Section :
Neurosciences
news icon Thème du colloque :
Neurosciences
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Neurosciences

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Thème du colloque :

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