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Résumé de la communication
Pour la plupart des gens, la perception apparaît naturelle, spontanée, tissée par les messages des sens, permettant ainsi une connaissance immédiate du monde. Le sens de ce qui est observé nous est fourni instantanément, de manière intuitive et synthétique, sans effet apparent. Au musée, la perception des objets (si elle est le fruit de l'apprentissage ou le produit de l'expérience) permet aussi cette interprétation spontanée. L'œil du visiteur, structuré par un habitus, s'est "cultivé". Il est facile pour lui de reconnaître et d'identifier l'objet et même de lui donner spontanément une interprétation. L'observation ici, est loin d'un acte de pensée volontaire. Cependant, au musée, tout comme dans la vie quotidienne, il nous arrive d'être en présence d'une situation qui nous intrigue ou d'un malaise provoqué par une dissonance cognitive et/ou affective. Surgissent alors des questions où l'on tente de trouver une réponse pour résoudre ces ambiguïtés ou encore des hypothèses pour trouver des solutions afin de rendre la situation plus confortable. L'observation devient alors un acte de pensée volontaire et essentiel. Pour trouver des réponses, résoudre un problème ou une dissonance, comprendre une situation ambiguë au musée, le visiteur doit observer et considérer les faits, les images et les sentiments qui surgissent à sa conscience. Il doit établir des ressemblances et des différences entre ce qu'il connaît et ne connaît pas, entre et ce qui se présente à lui dans un état plus ou moins familier, plus ou moins remémoré et plus ou moins ressenti. Pour établir ces relations, le visiteur utilise des opérations mentales de l'ordre de la comparaison et de l'association. Ces opérations semblent jouer un rôle important dans l'organisation des informations perçues par le visiteur. Elles permettraient au visiteur de classer, d'organiser et de structurer l'objet pour l'identifier et mieux le comprendre. Elles lui permettraient aussi d'établir des critères d'ordre et de beauté pour juger l'objet, ou encore d'établir des règles afin d'identifier des singularités, de structurer des ensembles ou de modifier ses représentations pour ajuster sa perception et sa conception de l'univers. À partir de 30 discours codés de visiteurs au musée des Beaux-Arts de Montréal et du Jardin botanique de Montréal, nous serons en mesure 1) d'identifier les opérations mentales qui contribuent à la mise en forme des comparaisons, des associations, des analogies et des métaphores qui ont cours au musée, 2) d'analyser le rôle du fonctionnement affectif et imaginaire dans ce processus de mise en relations, 3) d'examiner l'influence du facteur des habitudes de fréquentation et autres facteurs socioculturels.
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