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Le savoir absolu hégélien : figure de clôture ou d'ouverture ?

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Mathieu Robitaille

Résumé du colloque

Suivant l’interprétation reçue de la philosophie de Hegel, celui-ci aurait affirmé avoir résolu définitivement l’ensemble des problèmes philosophiques, ou du moins aurait prétendu, du haut du « savoir absolu », échapper à l’historicité et à la finitude de notre condition. Suivant cette lecture, nous ne pouvons que « renoncer à Hegel » (Ricœur), c’est-à-dire renoncer à cette prétention à une médiation totale entre histoire et vérité. Cette objection, déjà formulée par Marx, quoique pour des motifs différents, fut endossée au XXe siècle par des philosophes aussi imposants et profonds que Heidegger et Gadamer. C’est dire à quel point cette lecture a du poids dans les milieux philosophiques; mais c’est dire aussi à quel point, en conséquence, elle doit être mise à l’épreuve. Par cette communication, nous espérons montrer pourquoi cette lecture du savoir absolu comme d’une figure de clôture ne résiste tout simplement pas à l’épreuve des textes. Interpréter la réconciliation tentée par Hegel entre la vérité et l’histoire au sens d’un surpassement de notre condition historique et finie, non seulement n’est-ce pas comprendre le sens de cette réconciliation, mais c’est manquer l’originalité du « geste » hégélien. La philosophie hégélienne, qui se veut une philosophie de la liberté, nous invite à penser ensemble la vérité et l’histoire; à penser ensemble les figures finie et infinie de l’Esprit, et par là à nous ouvrir au « savoir absolu », lequel ne nous permet pas de tout résoudre « une fois pour toutes », de tout dire ce qui peut être dit, mais nous permet « l’engagement d’une parole de sens dans la pauvreté de ce qui est donné » (P.-J. Labarrière).

Contexte

manager icon Responsables :
Stéphane Courtois
host icon Hôte : Université Laval

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