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Résumé du colloque
Nous avons identifié, à Grande-Rivière, trois espèces d'algues sur lesquelles nous avons étudié quelques conditions de séchage : Laminaria digitata, Laminaria saccharina et Phyllaria dermatodea.
A l'état frais, ces trois espèces peuvent être considérées comme un système contenant 80% à 90% d'eau et environ 5% de sels minéraux.
Le but de ces observations était de comparer l'action, sur la dessiccation, de diverses concentrations d'humidité relative et de diverses températures.
La marche du séchage a été suivie dans un appareil du genre tunnel avec contrôle précis de la température, de l'humidité relative et de la vitesse linéaire du courant d'air (2). La perte de poids des algues, correspondant à l'eau évaporée au cours du séchage, a été enregistrée par une balance automatique.
Les dessications ont été conduites sur un poids initial de 25 (± 4) grammes d'algue. Les concentrations en humidité relative étudiées sont comprises entre 40% et 60% ; les températures, entre 80° et 100° F. La vitesse de l'air a été fixée à trois cents pieds linéaires à la minute pour toutes les expériences, cette vitesse étant reconnue déjà comme la plus efficace, la plus économique et la plus susceptible d'application industrielle.
Les résultats sont exprimés en pourcentage de l'eau résiduelle par rapport à l'eau totale initiale selon la formule adoptée par Fougère (1) dans une publication antérieure P—H × 100, où P représente le poids initial de l'eau dans l'échantillon et H le poids de l'eau disparue à un instant donné. L’analyse des courbes de déshydration démontre que le séchage du Laminaria digitata est environ deux fois plus rapide que celui des deux autres algues. Le Laminaria digitata étant mince retient moins l’eau que les deux autres espèces. Ces résultats concordent d’ailleurs avec les observations de LINTON et WOOD (3) et de FOUGÈRE (1) qui ont constaté que la vitesse de séchage de la morue salée et du capelan frais est inversement proportionnelle à l’épaisseur des tissus.
La température exerce une influence marquée sur la vitesse de séchage. Ainsi, pour une humidité relative de 40% et une température de 100° F., l’algue est amenée, en une heure, à une teneur en eau de 3.90% ; à 90° F., la teneur résiduelle est 15.8% ; tandis qu’à 80° F., elle est de 41.7%. Par contre, l’humidité relative n’a pas une influence aussi marquée sur la vitesse de séchage.
Conclusions : a) les trois espèces d’algues étudiées peuvent être séchées jusqu’à une teneur en eau de 10% à 12% en moins de trois heures ; b) pour une vitesse d’air de 300 pieds linéaires à la minute (150 cm. à la seconde), une humidité relative de 40% à 60% et à la température de 100° F. (37.7° C.), le séchage donne un produit de bonne qualité dans un temps relativement court (trois heures) ; c) l’humidité relative doit être maintenue aussi basse que possible ; elle peut varier toutefois de 40% à 60% sans qu’elle exerce d’influence retardatrice appréciable sur la vitesse de séchage.
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