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Le signe triadique comme nouveau modèle théorique et analytique de la dimension artistique au sein d'œuvres cinématographiques

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Michel Arsenault

Résumé du colloque

Le fait artistique au cinéma s’est toujours avéré, pour une majorité de théoriciens, d’une opacité quelque peu encombrante. La nature de l’effet qu’il produit sur le sens avant tout et le caractère non-absolu de la « mesure » de cet effet ont contribué à amoindrir la valeur scientifique des analyses cinématographiques. Le signe triadique à la sémiotique peircienne propose une solution originale à ce problème. L’application de cette méthode d’origine logico-mathématique dans l’analyse filmique permet de modéliser scientifiquement le signe cinématographique et le temps qu’il prend sur une personne. Ce « temps » qu’il représente et de l’effet qu’il produit sur le sens, le concept de la triadique permet de disposer d’arguments très théoriciens dont l’une des applications majeures est l’analyse de séquences d’œuvres d’art. En effet, selon la triadique peircienne, le signe comprend toujours 3 types de signaux selon le rapport qui existe entre la forme du signe et son objet. En ce sens, la question de l’icône lorsque le signifiant s’appuie sur une ressemblance, de l’indice lorsque le rapport s’établit grâce à un connexion physique, et du symbole lorsque le rapport se veut de nature purement conventionnel. Ces 3 concepts permettent ainsi de distinguer, que l’œuvre constitue la forme qui fait d’elle un signe unique et en mesure les lois qui la régissent. En guise d’exemple, nous analyserons les scènes de la création du monde dans Je vous salue Marie de Jean-Luc Godard selon les espaces cernaïques; de À la tête et cul renversé, où la main dans la main par la bouche de Duras; et enfin les espaces sonores constitués par la voix d’un professeur et par la voix d’une étudiante. À la lumière de l’évolution dans le temps des signes de cette scène nous sommes en mesure d’expliquer scientifiquement comment s’établit la valeur artistique de cette vision fulgurante. La scène devient une véritable métaphore de la création de la vie, en même temps que la démonstration de l’impossibilité de l’intervention unique du hasard. En somme, il s’agit d’une étude sémiotique de la dimension artistique dans l’œuvre cinématographique, qui repose sur l’incidence des signes, de leurs effets réels jusque dans l’espace cinématographique et finalement leur façon de transmettre l’expérience d’une vision inédite du monde propre à l’œuvre d’art.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Études cinématographiques
host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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Titre du colloque :

Études cinématographiques

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