pen icon Colloque
quote

Le sociogramme de la révolution dans « D'Amour, P.Q. » de Jacques Godbout

MD

Membre a labase

Manon Dumais

Résumé du colloque

Notre communication vise à bâtir le sociogramme (tel que proposé par C. Duchet) de la révolution dans «D'Amour, P.Q.» (1972) de Jacques Godbout. Ce roman, qui a pour toile de fond les événements d'Octobre 1970, met en scène Thomas D'Amour, intellectuel bourgeois, et sa secrétaire au franc-parler, Mireille; ensemble ils écriront un roman dans lequel ils entreprendront une révolution culturelle. Notre grille de lecture permet de comprendre l'ensemble des références socioculturelles, et de découvrir jusqu'à quel point le discours social s'inscrit dans le discours littéraire, et vice versa. Cette grille se divise en quatre étapes: la première étape comporte l'examen de l'idéologie politique dominante, soit le néo-nationalisme; en deuxième lieu sont examinés le texte et son programme narratif afin de découvrir comment s'inscrit cette idéologie; dans un troisième temps, seront analysées les métaphores dominantes, particulièrement celles qui étoffent ou véhiculent l'idée de «révolution». Ce mot même, sa connotation et sa circulation seront aussi étudiés dans la quatrième partie. Nous confronterons alors notre sociogramme aux principales critiques de l'époque, car un tel travail suppose une prise en compte de la réception immédiate. Les protagonistes du roman de Godbout ne sont pas des terroristes; la cellule qu'ils formeront dans leur roman sera une cellule d'amour du FLK (Front de libération du Kébek), dans laquelle ils appelleront tous les amants de la liberté à s'affirmer comme Kébékois. Selon Thomas et Mireille, le terrorisme n'est qu'une manœuvre pour assujettir les hommes; le roman devient donc, en quelque sorte, une critique transformatrice des actions du FLQ (Front de libération du Québec).

Contexte

host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :