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Résumé du colloque
L’annonce d’une société de l’information, manifestement présente ou inéluctablement promise, hante beaucoup de discours. La croyance dans cet être indéfini et confus (technique ? symbolique ? métaphysique ? etc.) traverse les frontières entre l’industriel, le politique et l’esthétique, jusqu’à banaliser, au sein du discours scientifique lui-même, l’habitude de parler d’un objet sans objet. On en voit régulièrement les signes, dans la présence triomphale d’un discours prophétique, libéré de toute charge d’observer le réel. Quelque chose nous saisit là, dans cet engouement, à la fois irrésistible et vide, car la vertu de ces trois mots tient évidemment à ce qu’ils ne veulent rien dire (ou qu’ils en disent trop à la fois) et qu’ils protègent ainsi du risque de regarder les choses en face. Entre les transes prophétiques et les dénis phobiques, nous détournons le regard de ce qui est en jeu. Car c’est bien la question des rapports effectifs entre les objets, les signes et les formes sociales qui est effacée par l’expression société de l’information. Pourquoi donc ? S’appuyant sur des études peu médiatisées menées par des collectifs de chercheurs, la communication s’interrogera sur les ressorts de cette politique de l’invisible, qui doit en effet nous faire peur, puisqu’elle détourne notre regard des véritables jeux de pouvoir, des risques que nous courons et des chances que nous avons de participer effectivement à quelque chose qui aurait à voir avec la science, l’information et la société.
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