pen icon Colloque
quote

Le sport comme lieu et vice versa

RB

Membre a labase

Renald Bérubé

Résumé du colloque

Si, selon le titre du livre de Michel Picard, on peut concevoir La lecture comme jeu (Paris, Minuit, 1986) et si, selon l'expression courante bien connue des sportifs, un quart-arrière doit savoir, au football à l'américaine, «lire» la défense adverse, pourquoi alors la présence du sport dans les œuvres littéraires ne ferait-elle pas l'objet d'une lecture particulière? D'autant plus que de Homère et Pindare à Roger Lemelin et Paul Auster, diverses manifestations du sport ont souvent retenu l'attention de l'écriture littéraire, elle-même activité ludique à qui il semble pour offrir de belles occasions de spécularité. Dans une étude récente sur la fiction américaine, Marc Chénetier (Au-delà du soupçon, Paris, Seuil, 1989) faisait remarquer que le roman de baseball était si nombreux aux États-Unis qu'il constituait presque une catégorie en soi. Au Québec, le texte littéraire faisant appel au sport est beaucoup moins fréquent qu'aux États-Unis; et quand il se manifeste, le sport a tendance à se faire surtout dans des textes destinés aux manifestations spectaculaires (théâtre, télévision et chanson, par exemple) ou dans des genres bien spécifiques (le roman pour la jeunesse, par exemple). Une analyse menée selon des approches à la fois intertextuelle et sociocritique permettra de diriger quelques manifestations sportives dans les textes littéraires québécois et de les comparer aux américaines entre autres.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Rimouski

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :