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Le Symbole, l'identification spéculaire et le vide: quelques particularités du lecteur de Maeterlinck

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Marie Auclair

Résumé du colloque

Le symbole littéraire, contrairement au signe, n'offre qu'un vide de signification et évacue d'emblée cette fonction désignative que suppose le système sémiotique: ainsi se pose-t-il freiné «à la puissance "n" du réel» (Lacan). Il s'agit ici de démontrer comment le procès d'identification du sujet lecteur se construit comme une remontée vers l'index-sens, vers le Réel, l'innommable, dans le contexte spécifique du texte symboliste. Le Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck sert de lieu de reconnaissance privilégiée de ce processus. Les psychanalyses freudienne et lacanienne permettent de repérer la dynamique spéculaire lecteur/texte et de positionner les instances subjectivante et objective dans leur mise à l'épreuve. Ne pouvant rendre compte du sens du symbole parce que non intelligible et non communicable, le sujet ne peut ici s'identifier à l'objet de façon cohérente, à l'intérieur de certaines balises, mais seulement dans un état «second» où le langage ne lui permet plus de se signifier de façon à rassurer son ipséité. C'est sous un mode perceptuel essentiellement intuitif qu'il évoluera, devant parallèlement évacuer sa quête du sens au risque d'une déconstruction identitaire assurée. Le symbole, autosémantique et fonctionnant génétiquement, représente donc un type particulièrement efficace de représentant-représentation et de sémiostimiliotide.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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