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Le symbolisme phallique dans le discours architectural des années 1800

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Christina Contandriopoulos

Résumé de la communication

À la fin du 18e siècle, les archéologues européens ont accès à une série de récits de voyages qui bouleversent l’histoire de l’architecture. Des voyageurs revenus de l’Inde, de la Chine, du Japon, du Moyen-Orient, de l’Afrique et des Amériques ont découvert des monuments primitifs de pierre très différents des canons classiques et visiblement antérieurs. Ces monuments aux formes brutes alimentent le débat sur les origines de l’architecture et inspirent une interprétation nouvelle : à une époque très reculée, dans un état pré Babel, les différents peuples de la terre auraient partagé une religion naturelle basée sur le principe générateur du monde et représentée par l’organe reproducteur mâle, le phallus, qui serait la source unique et universelle des premières œuvres d’art et d’architecture. Cette interprétation symbolique s’oppose au récit classique des origines, hérité de Vitruve, qui maintenait l’architecture comme un art imitatif des formes de la nature. Dans le cadre de ce colloque, je présenterai les théories sur les origines phalliques de architecture, publiées entre 1785 et 1805 par une génération d’archéologues universalistes et symbolistes : Pierre-François Hugues d’Hancarville, Richard Payne Knight, Jean-Louis Viel de Saint Maux, et Jacques-Antoine Dulaure. J’analyserai la compréhension des rapport entre l’art et la sexualité chez ces auteurs ainsi que l’évolution des concepts de « signe », de « symbole » et de « monument » durant cette période clef.

Résumé du colloque

Le colloque jeunes chercheurs accueillera le lancement de ''Lumières et Histoire/Enlightenment and History'' (Paris, Champion, 2010) dont Peggy Davis a assuré la coédition. L’ouvrage rassemble les contributions de 16 jeunes chercheurs internationaux réunis en 2006 dans le cadre du séminaire annuel de la Société internationale des études du dix-huitième siècle (SIEDS/ISECS). Les deux contributions canadiennes de cet ouvrage sont celles de C. Contandriopoulos (U. McGill) et de P. Davis (UQAM), toutes deux participantes au présent colloque de l’ACFAS. Marc André Bernier (UQTR), co-organisateur du séminaire de la SIEDS en 2006 et auteur de la préface de la publication, parrainera le lancement en clôture du colloque. Ce lancement est rendu possible grâce à la courtoisie de la revue Tangence (UQTR).

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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