Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
Dans les discussions des enjeux éthiques concernant le travail émotionnel, les débats ont eu une tendance (d'ailleurs assez naturelle) à se concentrer sur ce que Hochschild nomme « emotional labor », c'est-à-dire le travail émotionnel salarié, à distinguer du travail émotionnel fait dans l'économie de cadeau de la vie personnelle. Or, il en résulte souvent qu'on explique trop facilement les problèmes associés au travail émotionnel par appel à la marchandisation (''commodification''). Par contre, des problèmes semblables – l'exploitation, le burnout, l'aliénation du travailleur et celle des autres, la perte d'authenticité – se rencontrent aussi dans le contexte du travail émotionnel « cadeau » de la vie personnelle. Nous dirons donc que les mêmes questions se posent pour le travail émotionnel salarié et non-salarié : selon quelles normes va-t-on gérer ses émotions et les émotions des autres ? Selon quelle division de travail ? Comment régler les conflits normatifs ? Et surtout : cui bono – qui devrait le faire ? On voit souvent que les mêmes problèmes se produisent dans la sphère professionnelle et la sphère privée, au niveau politique et au niveau économique. En reconnaissant cela, on distingue mieux quels sont les enjeux spécifiques au travail salarié, ce qui permet ensuite de mieux soulever les questions normatives : quels sont les types de travail émotionnel légitimes dans la vie salariée, et quelles en sont les conditions ?
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.