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Le viol comme brouillage de la filiation : le cas des enfants issus du viol contre les femmes tutsis pendant le génocide de 1994

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Eugène Rutembesa

Résumé de la communication

La particularité du génocide est qu’il défie toutes les logiques existantes, transgresse tous les interdits et tabous, met le chaos dans le monde des humains. Pour illustrer les traces indélébiles laissées par cet acte ignoble, nous voulons reprendre une curieuse rencontre qui s'est déroulée entre la psychologue de l’association IBUKA, les femmes Tutsi violées pendant le génocide ainsi que leurs enfants issus de ces viols. Prisonnières du passé, ces femmes reviennent sur leur grossesse, sur la naissance de ces enfants. Au lendemain du génocide, certaines ont voulu avorter, d’autres ont essayé d’abandonner ces enfants sur les collines. Quinze ans après les faits, les enfants ont grandi, ils deviennent des adolescents en quête de leur identité. Par les questions qu'ils posent autour de leur naissance, les mères replongent dans un passé traumatisant, un retour en arrière qui s'accompagne parfois d'actes d'agression contre leurs enfants. Notre communication soulève des questions déjà posées par cette psychologue à toute l’équipe de supervision : comment aider ces femmes et ces enfants à affronter cette triste réalité?

Résumé du colloque

Nous espérons compter sur la présence de deux conférenciers de marque: Hélène Piralian, psychanalyste et spécialiste sur la question de la transmission transgénérationnelle du traumatisme post-génocide et des séquelles découlant de la négation du crime génocidaire sur les survivants et leurs descendants; Ndoba Gasana, professeur de littérature africaine et premier président de la Commission des droits de la personne au Rwanda, consultant sur les droits de la personne pour l'ONU.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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