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L'écho dont je vis

NS

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Nathalie Stephens

Résumé du colloque

Et si le nom que tu portes n'est que l'écho d'autres noms. Et si la langue n’est qu'évocation du corps, le tien, l'autre. Et le lieu, la manifestation d'une violence qui l'anticipait. L'écho en serait le dérèglement : des sens, des gestes, de la voix. Ce qui quitte la bouche ne lui reviendra pas. Et l'écho en est le rappel, se couche à l'endroit où tu perds ce sur quoi tu espérais tomber. Tous les départs envisagés. Tous les visages mutilés. Et les regards qu'il devient impossible de détourner. Car l'écho même de ta voix t'est et te sera méconnaissable. Tu parles à voix haute, la tête basse, les mains pleines du lieu dont tu débordes et qui t'échappe. Que diras-tu du nom venu se loger dans ton corps ? L'écho est l'aboutissement de l'élan, certes, mais il en est aussi l'ensevelissement. Intraduisible, entre-genre, hermaphrodite, l'écho est ce lieu séduisant, affolant, sur lequel s'ouvrent les gestes identitaires (sexués), traducteurs (entre-langues), littéraires, qu'aucune forme d'expression ne saurait saisir, ce qui n'a, ne peut avoir, de nom.

Contexte

manager icon Responsables :
Catherine Mavrikakis
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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