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L'école de langue minoritaire et la production de l'acteur sans histoire(s)

NF

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Normand Frenette

Résumé du colloque

Vue de la perspective de l'analyse des contenus sémantiques des programmes scolaires, la transition entre une pédagogie traditionnelle et celle de l'école active se dessine dès avant la Deuxième Guerre mondiale. Toutefois, ce discours est resté lettre morte avant la tentative de restauration des années 1960. Cette fois-ci, les programmes scolaires ont endossé les orientations pédagogiques dites modernes, mais dans une organisation discursive empruntée aux théories du management. Si les contenus progressivistes ont continué d'alimenter les récits d'autoréglementation des enseignantes et des enseignants, l'organisation discursive des programmes scolaires a emprunté la voie menant à l'individualisation des acteurs sociaux, une voie donc qui a abouti logiquement, sinon naturellement, à la critique néo-libérale de l'école progressiviste. Les éducateurs de langue française en contexte minoritaire se sont inscrits, à leur insu, dans cette logique. Pendant qu'ils ne se lassaient de proclamer la spécificité de l'école de langue française, ils se sont évertués à produire le même acteur social que celui prescrit par les programmes scolaires destinés à la majorité. L'analyse porte sur les programmes scolaires de l'Ontario pour la période de 1937 à 1997.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Centralité de la marginalité.
manager icon Responsables :
J.-Yvon Thériault
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Centralité de la marginalité.

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