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L’économie agricole du comté de Bellechasse

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Rolland Fournier

Résumé du colloque

De 1915 à 1931, le comté de Bellechasse a perdu par émigration 1,915 âmes; actuellement, 1,049 journaliers y travaillent surtout à l'agriculture et à l'industrie du bois. Le comté se divise en trois régions: (1) la plaine du Saint-Laurent, qui s'avance vers l'intérieur jusqu'à neuf milles, en moyenne. Ces terres d'alluvions et argilo-sablonneuses sont bonnes pour la culture; les fermes qui s'y trouvent pourraient, grâce à une meilleure technique, réaliser un revenu-argent fort satisfaisant. Cette partie peut devenir une région importante du Québec agricole. (2) Le plateau de Bellechasse, dont l'altitude varie de 1000 à 2300 pieds, a un sol rocheux et manquant de profondeur; il fut d'abord livré à l'exploitation forestière, puis à la lotie. L'agriculture est impossible en plusieurs endroits qu'il faudra reboiser; partout ailleurs, elle demeurera difficile. (3) Le versant Saint-Jean – altitude 1100 à 2000 pieds – moins rocheux et de meilleure qualité que le plateau, fut déboisé par l'industrie et le feu; l'agriculture y est naissante. Sa population hétérogène devrait être débarrassée de ses éléments indésirables et soulagée de ses charges paroissiales, municipales et scolaires trop lourdes. – Le comté de Bellechasse et tous ceux du bas du Québec sont enfilés en travers par les Appalaches, parce qu'ils furent taillés en bandes perpendiculaires au fleuve Saint-Laurent; du point de vue agronomique, il aurait fallu les diviser parallèlement au fleuve. L'auteur préconise une politique hardie de défrichement et de mise en valeur des terres arables, le reboisement des terres impropres et une aide efficace aux fils de cultivateurs.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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