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L'écriture des affects : le deuxième moment de la réception de Nietzsche en France

JC

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Jean-François Chénier

Résumé de la communication

La philosophie a souvent tenté de se définir par rapport à la littérature : de Platon et Aristote jusqu’à aujourd’hui, elle se servait de la littérature pour donner des exemples, pour théâtraliser les idées, en créant des dialogues, des mythes, etc. Par le style même de l’écriture, l’écart entre littérature et philosophie devient flou. La philosophie considère de plus en plus la littérature comme une expérience sur le plan moral, politique, sexuel, c’est-à-dire un lieu où la philosophie se vérifie et où elle peut être déconstruite. Cette communication se propose de faire état de l’influence de Nietzsche dans l’œuvre de Bataille, Klossowski et Artaud. Ce que nous nommons le deuxième moment de la réception de Nietzsche en France constitue la lecture de l’œuvre du philosophe allemand par des auteurs tels Pierre Klossowski, Georges Bataille et Antonin Artaud. Ces trois auteurs ont cherché à transgresser les limites de la pensée. Que l’on en parle comme d’un théâtre mental (Artaud), d’une expérience intérieure (Bataille) ou encore d’un simulacre (Klossowski), l’écriture libère, elle crée un effet semblable à la catharsis que l’on nomme pour lors « connaissance pathétique ». C’est en nous penchant plus particulièrement sur l’écriture de l’affect chez ces auteurs que l’on comprend mieux l’impact de leur lecture de Nietzsche et l’enjeu que cela a eu sur l’histoire de la pensée française (Deleuze, Foucault, Derrida).

Contexte

news icon Domaine de la communication :
Études françaises et littérature
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Thème du communication :

Études françaises et littérature

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