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L'écriture-femme en Suisse romande pendant les années 80

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Monique Moser-Verrey

Résumé du colloque

Côté télé le dernier film d'Alain Tanner, La femme de Rose Hill, nous faisait voir derrière une façade paisible, généreuse et accueillante une Suisse profondément xénophobe. Le dérangement qu'apporte dans un village de la campagne vaudoise cette très belle femme noire, arrivée des Îles pour épouser, sans l'avoir jamais vu, un paysan en mal d'une épouse, remet au goût du jour le thème de la menace que constitue la femme étrangère pour la société rurale et patriarcale du pays de Vaud, comme le peignait déjà C.F. Ramuz dans un roman intitulé Beauté sur la terre. L'ironie du sort veut que dans le monde des lettres l'auteure romande la plus en vue pendant les années 80 soit aussi une intruse, originaire de Hongrie et publiée à Paris. On aura sans doute reconnu Agota Kristof. Faut-il vraiment être étrangère pour pouvoir articuler un tant que femme une parole remarquable en Suisse? Qui en disent les femmes écrivains suisses de langue française (Dossier Pro Helvetia) qui ont publié pendant la dernière décennie? Comment comprendre la figure de l'étrangère qui hante leurs oeuvres? Voilà la question à laquelle la tentera de répondre en tenant compte plus particulièrement des derniers romans d'Anne Cuneo (Station Victoria), Anne-Lise Grobéty (Infiniment plus), Agota Kristof (Le Preuve) et Monique Laederach (J'ai rêvé la neige debout).

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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