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L’écriture SMS en France : principes et évolutions

FL

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Fabien Lienard

Résumé de la communication

En l’espace de 10 ans (de 2000 à 2010), nous sommes ainsi passé de 1,5 milliard à 31,1 milliards de SMS envoyés en France par des scripteurs qui rivalisent d’ingéniosité et de créativité lexicales d’abord pour réduire le nombre de caractères des messages. C’est du moins ce que beaucoup d’informateurs avouaient lorsque le coût financier (et temporel) du SMS était encore scandaleusement élevé. Aujourd’hui, la donne est différente : les forfaits intègrent l’envoi illimité de SMS, les téléphones sont nombreux à disposer de véritables claviers (…). Si bien que l’argument économique ne vaut plus que rarement et les informateurs admettent volontiers chercher à remplir d’autres objectifs, d’autres effets perlocutoires lorsqu’ils altèrent la langue française. Pouvons-nous, dès lors, considérer que la pratique scripturale a évolué avec eux ? Une analyse diachronique de corpus de SMS confirme-t-elle une évolution des formes permettant de remplir des effets perlocutoires davantage sociolinguistiques ? Cette analyse reposera sur une typologie des procédés scripturaux de l’écriture SMS (Liénard, 2004, 2005, 2007) que nous confronterons à d’autres approches (Anis, 2003 ; Fairon & al., 2006 ; Véronis & al., 2006 ; Panckhurst, 2009). L’ensemble devra nous permettre d’ouvrir des pistes relatives à l’avenir du SMS et des pratiques scripturales qu’il génère.

Résumé du colloque

Ceci sera l’occasion de renforcer la collaboration des membres du projet sms4science en réunissant des partenaires qui proviennent de différents endroits au Canada. Le dévoilement des premiers résultats de l’analyse du corpus Texto4science au Canada pour la langue anglaise et de SMSALPINS de l'Université de Grenoble permettra de stimuler la réflexion sur la nature des textos échangés ici au Canada et leurs caractéristiques, notamment pour l'importance identitaire des utilisateurs.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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